Le blog des consultants Lecko
Emission carbone du poste de travail

Quels sont les impacts de nos pratiques de travail dans Microsoft 365 sur nos émissions Carbone ?

Nos environnements de travail ont basculé dans le Cloud et nous offrent plus de connexion, plus d’espaces de stockage, plus de services, mais cela a un coût énergétique important. Alors que nous devons réduire nos émissions Carbone pour limiter le réchauffement de la planète, nos pratiques débridées nous portent sur une trajectoire contraire. L’analyse détaillée des activités de Microsoft 365 ou Google Workspace permet de mesurer l’évolution de nos émissions individuelles.

La consommation énergétique de chaque action va reposer sur des facteurs d’émissions de flux (10 gCO2e/Go) et de stockage (400 gCO2e/Go/an) de la donnée comme présenté dans le billet (Comment mesurez les émissions de GES liées aux usages numériques ?). Nous avons repris les études existantes et établi un facteur d’émission pour chaque activité de notre environnement de travail : envoi de mails, usage des espaces de stockage, des espaces de collaboration et des visio.

Les mails : 0,41 gCO2 / Mo / interlocuteur

Les études existantes (Ademe, Carbon Literacy ou Ovo Energy) évaluent l’émission Carbone d’un email dans une fourchette de 1 à 19 gCO2e en fonction de la nature du mail (avec ou sans pièce jointe). Elles prennent plus ou moins en compte la consommation énergétique du poste client et celle de l’Ademe le fait que le mail est sauvegardé sur le poste de travail (ce qui était vrai en 2011 avant la généralisation du Cloud). Évaluer le coût Carbone d’un mail dépend du nombre de destinataires, du volume de pièces jointes et du temps de conservation par les parties (ndlr, sans limite généralement). L’envoi d’un mail va entraîner l’enregistrement de l’information et notamment de la pièce jointe dans les boîtes de chaque destinataire et de celle de l’émetteur. L’impact carbone d’un mail est la somme d’un transport de données à chaque destinataire et un stockage dans les b.a.l. de chaque destinataire et de l’émetteur.

L’émission GES d’un mail s’évalue par la formule suivante : Volume mail (pièce jointe incluse) x facteur d’émission de flux + Volume mail x facteur de stockage x hypothèse de durée de conservation. Nous prenons par défaut 1 an, mais ce paramètre est ajustable. Sur la base de cette hypothèse nous obtenons un facteur d’émission de 0,41 gCO2e / Mo / interlocuteur.

Les Drives et espaces de stockage dans le Cloud : 410 gCO2e / Go / an

Le dépôt d’un document va entraîner une consommation liée au transport et au stockage. Même principe de calcul, en comptabilisant les dépôts et suppressions, l’émission Carbone de son stock de documents est évaluée chaque jour.

Les messageries d’équipe et réseaux sociaux d’entreprise : 410 gCO2e / Go / an

Ils offrent l’avantage d’être 100% en ligne et de partager un même contenu à tous plutôt que de le dupliquer. Les émissions Carbone sont réduites au strict nécessaire de la communication. Chaque post ou réaction consomme un flux de quelques octets, et l’impact des documents sera calculé de la même manière que pour les Drive. L’impact carbone de post sans pièce jointe ou de réaction est quasi négligeable. L’émission carbone se concentre dans le dépôt des documents.  

Visio : 0,36 gCO2e / min / participantLes réunions en ligne consomment elles de l’énergie pour assurer un flux de données qui sera d’autant plus important avec le partage d’écran et la webcam. Nous pouvons évaluer l’émission Carbone en s’appuyant sur un facteur d’émission fonction du temps de connexion de chaque participant. Idéalement il faudrait connaître l’usage ou non de la webcam, mais cette information ne nous est pas accessible pour l’instant. L’étude The overlooked environmental footprint of increasing Internet use (https://doi.org/10.1016/j.resconrec.2020.105389) évalue (en incluant le mix énergétique national) l’heure de visio (avec webcam) à 22 gCO2e, soit 0,36 gCO2e/min/participant.

La part des émissions de notre environnement de travail liées au Cloud représente aujourd’hui la moitié des émissions issues de la fabrication du poste de travail. L’augmentation des volumes stockés en ligne et des flux aggrave chaque année la situation.

L’enjeu est donc de maîtriser la démultiplication de l’information en la partageant plutôt qu’en la copiant ou en co-editant un document plutôt que de le dupliquer pour créer une nouvelle version. Mieux travailler dans Microsoft 365 permet facilement de réduire de 25 à 50% son empreinte et de gagner au passage en efficacité collective.

L’analyse des activités des environnements de travail, nous permet aujourd’hui de restituer à l’entreprise et aux équipes leurs émissions Carbone. L’architecture hybride de Lecko Analytics assure à l’entreprise que l’extraction des données et leur anonymisation se déroule sur son infrastructure pour maximiser la protection des données et le respect de la RGPD. Lecko propose le premier tableau de bord des émissions Carbone de Microsoft 365.

Source :

Arnaud Rayrole

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