USEO présente sa nouvelle étude sur les Réseaux sociaux des mouvements politiques

A un an des élections présidentielles, les mouvements politiques s’activent et se préparent à déployer leurs forces pour convaincre les français. Le web et les nouveaux usages associés aux médias sociaux sont l’occasion pour eux de bâtir de nouvelles plateformes de mobilisation. Aujourd’hui, en phase de rodage pour certaines, elles joueront inévitablement un rôle significatif durant les prochains mois. USEO a étudié ces plateformes et les modes d’organisation émergents dans la sphère politique et citoyenne.

Une dizaine de journalistes (01 informatique, Collaboratif-info, Archimag, La Gazette des communes, Le courrier des maires) et blogueurs (Damien Douani (@damiendouani) qui vient de lancer sa propre agence (http://www.fadasocialagency.com/) ! (ndlr: bon vent Damien !) , Fadhila Brahimi (@fbrahimi), Romain Biard (@biskuit) (également dans une nouvelle aventure avec EZ ambassy, http://ezembassy.com), Loic Bodin (@loicbodin Renaissance Numérique http://www.renaissancenumerique.org ) ont répondu présents à notre invitation et nous avons pu passer un bon moment à échanger sur ce sujet passionnant. Nous avons également été très contents de recevoir une délégation de La Netscouade, agence et éditeur innovant dans ce domaine. Je vous invite au passage à découvrir leur dernier produit de gestion de requêtes des citoyens (http://www.beecitiz.com).

Nicolas (@nicolasgoin) présentant l’étude.

Cette étude intitulée « Une mobilisation citoyenne qui préfigure de nouveaux modes de gouvernance des politiques publiques’ analyse les modes d’organisation émergent autour des plateformes de réseaux sociaux des partis politiques.

Nous avons choisi d’étudier les plateformes des mouvements politiques, proches en fonctionnalités de ceux mis en place par les entreprises, pour comprendre comment ces outils de communication sont devenus de véritables outils d’organisation et de mobilisation.  Le choix d’axer cette étude sur les réseaux sociaux tient à la marge de manœuvre laissée aux membres dans l’organisation des activités et la création de contenus qui y est plus importante que sur d’autres médias sociaux  où elle se trouve souvent limitée aux fils de commentaires associés à une actualité générée par l’animateur.

Alors qu’Internet a profondément révolutionné notre façon de communiquer, la sphère politique a mis du temps avant de comprendre l’impact et l’utilité des nouveaux usages induits par cette révolution.  Les années 2000 ont été celles d’un investissement progressif du politique dans le  champ Internet (blogs de campagne des Régionales 2004, influence du web dans le « non » au référendum sur la Constitution Européenne en 2005, structuration du Web politique français en 2007…). Aujourd’hui les mouvements et les partis politiques sont présents de plusieurs manières sur Internet : via Twitter, Facebook et aussi des réseaux sociaux que les mouvements ont eux-mêmes créés (comme la Coopol, Désir d’Avenir….) et qui sont ouverts à tous, militants du parti ou non.

USE0 a mis en place une grille d’analyse fine pour distinguer les  réseaux en fonction des usages développés (usages d’influence / usages de collaboration et usages de coordination).   Cette grille révèle qu’il y a trois types de réseaux sociaux politiques: les réseaux « d’influence » visant à promouvoir les idées et les actions de l’instance politique, les réseaux « de collaboration » facilitant la mise en relation des sympathisants et le débat  pour renforcer la cohésion interne et les réseaux « de coordination » ayant vocation à faciliter l’organisation de la vie militante. L’étude montre aussi que ces réseaux ont un très fort potentiel social, souvent plus élevé que celui des réseaux sociaux d’entreprise avec lesquels ils ont pourtant de nombreux points communs.

Enfin l’étude montre comment ces réseaux  permettent de fédérer et de mobiliser les citoyens et constituent une opportunité pour les institutions publiques d’engager  la conversation avec les administrés et de recréer de l’engagement citoyen autour des politiques publiques.

Sommaire de l’étude :

  • Partie 1 – Le web politique : des prémices au 2.0

L’étude retrace l’histoire récente de l’évolution des pratiques politiques, vers une appropriation progressive d’un outil de communication devenu un outil de mobilisation : Comment les partis politiques en sont-ils arrivés à utiliser aujourd’hui les réseaux sociaux? Quels sont les principaux enjeux auxquels ces derniers tentent de répondre sur le Web?

  • Partie 2 – Analyse des Réseaux Sociaux des Mouvements Politiques (RSMP)

Les nouveaux modes d’organisation citoyenne autour de projets politiques sont étudiés ainsi que le décryptage fonctionnel des usages des réseaux sociaux des mouvements politiques. Comment les principaux mouvements politiques français parviennent à exploiter le potentiel offert par les réseaux sociaux ? Quelles sont les principales orientations prises au regard des fonctionnalités offertes sur ces espaces? L’étude  porte sur les plateformes suivantes : L’autre gauche, La Coopol, Les Démocrates, Désirs d’avenir, Epicentre, Europe Ecologie, Villepincom.net

  • Partie 3 – Les conséquences sur les modes de gouvernance des politiques publiques

Quels sont les impacts de cette acculturation du monde politique sur les collectivités ? Comment l’administration peut ou doit répondre aux demandes croissantes d’élus qui en maîtrisent de plus en plus les enjeux ? Comment évolue la relation entre les citoyens et l’institution dans le cadre de cette société de la transparence ?

Pour terminer, j’en profite pour remercier le noyau de consultants qui s’investit sur ce sujet depuis plusieurs mois et dont les travaux se poursuivront toute l’année : Joanna Walzack (@J0anna_w) Nicolas Goin (@nicolasgoin), Sophie Brassaud.

Télécharger l’étude sur la Communauté et participer à la discussion ou faites en la demande via ce formulaire

D’autres analyses seront publiées dans la continuité de cette étude, restez connectés !

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