Services mobiles urbains : les collectivités doivent-elles se remettre en question ?

Le numérique, un double enjeu pour les collectivités

Le numérique est aujourd’hui un secteur en croissance, générant une économie bien réelle (20% de la croissance économique mondiale sur les cinq dernières années selon un rapport McKinsey). Les élus, généralement issus d’une génération peu à l’aise avec le sujet, finissent par s’y intéresser.  Ils y voient un levier pour le développement économique des territoires. Ajoutons à cela une  forte volonté des collectivités à se concentrer sur l’amélioration de leur relation aux usagers et la qualité du service rendu pour faire face au « faire mieux avec moins ».

L’innovation numérique est donc explorée à la fois pour développer l’économie locale et le service à l’usager. Idéalement les collectivités chercheront à financer des structures qui créeront de nouveaux services numériques  à rayonnement national, voire international.

 

L’exemple des applications des 50 plus grandes villes de France

Au 1er mars 2012, sur les 50 plus grandes villes françaises, 30% avaient des sites mobiles ou des applications. Ces dernières sont essentiellement centrées sur de la diffusion d’information descendante : actualités institutionnelles, événements du territoire, carte des institutions publiques sur le territoire. Ces applications valorisent bien le territoire mais certaines collectivités ont effectué un réel travail sur les attentes des usagers. L’exemple du bouquet de services élaboré par Besançon est à mettre en avant. La ville propose un site mobile axé autour de questions du type « Comment faire… ? ».

En revanche, très peu d’applications émergent sur des sujets qui pourraient pourtant être attendus par les usagers :

  • Offre de services à valeur ajoutée (administratif, déplacements, etc.)
  • Valorisation du patrimoine
  • Dialogue avec la collectivité ou les élus
  • Présentation des grands projets urbains

 

Pourquoi les collectivités ne se positionnent-elles pas plus fréquemment sur de tels sujets ? Quelles sont les réelles attentes des usagers et citoyens ? Comment y répondre dans un contexte financier difficile pour le secteur public ?

Pour discuter de ces questions, nous vous invitons à débattre le 7 mars prochain avec :

  • Paul-Andréa Large (Responsable communication numérique / Conseil général du Loir-et-Cher)
  • Armel Le Coz (Designer et Co-fondateur de Parlement et Citoyens – #democratie #participative)
  • Mickaël Brard (Responsable Offre Mobile – Agence de Paris – Smile)

(Pour s’inscrire gratuitement, suivez le lien !).

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