Google Reader, on débranche le respirateur.

Et oui chez Lecko aussi nous ne pouvions pas nous empêcher de commenter cette horrible annonce qui fait trembler dans les chaumières. J’ai hésité à vous lister une tripotée de sites qui parlent très bien de : Mais pourquoi ? Mais comment ? Aaaaaah comment va-t-on faire pour suivre nos sites préférés ! Et puis bon je me suis dit que comme le « Gorille », doux petit nom, existe encore, vous les aviez forcément déjà lus ces articles au travers de vos flux.

Tout d’abord parlons de l’après, des solutions vers lesquelles désespérés ou plutôt heureux de découvrir d’autres outils vous allez vous tourner. Slate nous donne accès à un Google doc assez complet regroupant un benchmark de solutions alternatives où vous pourrez faire votre marché : ICI

Mais au-delà de changer d’outil, cette disparition peut aussi vous pousser à envisager un changement plus profond de vos habitudes de consommation d’information. Comme le prône un rédacteur de chez Slate depuis 2009 (et oui encore eux), peut-être allez-vous abandonner ces satanés flux et en profiter pour vous organiser autrement.

En effet,  l’on pourrait sortir de notre routine et prendre le temps de penser à une autre organisation de l’information, qui nous permettrait d’être moins pollués et de réellement choisir les informations que l’on veut suivre pour ne pas recevoir des tonnes de liste d’articles par mail. Le risque de ces récapitulatifs de flux, auxquels on s’est abonné, étant qu’ils restent non lus mais tout de même partagés sur Twitter à nos followers à partir du seul titre accrocheur. Sortir de ce réflexe de diffusion en masse serait le bénéfice direct d’une sélection plus fine des informations sur lesquelles on veut être tenu au courant et que l’on pourra trier pertinemment. Avec l’agrégateur de flux RSS, il est en effet très tentant de ne plus faire de choix parmi les sites et d’accumuler toujours plus.

Cependant, l’agrégateur donne aussi la possibilité de programmer des flux à partir de recherches complexes sur plusieurs sujets, ainsi son utilisation devient intéressante pour ceux qui ont des idées précises de thématiques d’informations et qui souhaitent accéder à des sources pointues. Enfin un mélange de plusieurs pratiques peut être envisagé, les réseaux sociaux ont de leur côté apporté une plus-value importante aux consommateurs d’information. Ces derniers peuvent  accéder à une information à priori triée par des gens avec lesquels ils partagent les mêmes sujets d’intérêts, nos pairs ne sont pas aussi programmables qu’un catalogue de flux mais ils apportent une grille de lecture différente dont nous aurions tort de nous priver.

Chez Lecko certains me diront « Il suffit de suivre les bons sites tout comme il suffit de suivre les bons fils Twitter pour ne pas être parasités » et d’autres diront « Google Reader ? Pour quoi faire ? », la fin de Google Reader ouvre dans tous les cas de nouvelles possibilités et nous permettra de tester d’autres façons de suivre l’information.

Quelle que soit votre décision, il vous faudra du courage, alors ? 😉

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *