D’Office 365 au cloud computing

Mercredi dernier, le  25 janvier, j’étais invité chez Microsoft pour assister au retour d’expérience d’Office 365 par 4 clients. Il s’agit de l’offre cloud de Microsoft qui réunit différentes applications, parmis les plus populaires de chez Microsoft.

Mais avant de revenir à la matinée en tant que telle, une rapide présentation d’Office 365 pour ceux qui ignoreraient de quoi il s’agit, pour plus de détails sur le produit c’est :

Office pro qu’on ne présente plus pour la bureautique

Exchange online pour la messagerie et l’agenda

Lync online pour communiquer avec : indicateur de présence, messagerie instantanée, appels audio/vidéo et les réunions en ligne multimédias

Sharepoint online pour le collaboratif

Cette offre Office 365 a été adopté par de nombreux de comptes comme Alstom, La Poste, Siemens, Tata Steel, Eden Park, Mac donald, Toyota, Dell, Betclick, Marie Claire, Starbuck…, d’ailleurs il semblerait qu’Office 365 soit « en passe de devenir le produit entreprise avec la croissance la plus rapide de toute l’histoire de Microsoft ». Même s’il est majoritairement adopté dans les PME.

Mais revenons ici sur ces 4 témoignages :

Arte :

Arte a fait le choix d’une messagerie unifiée microsoft car plus intégrée aux outils bureautiques internes, ce qui était donc une suite logique, avec un premier pas dans le cloud. De plus, la DSI souhaitait se décharger de la gestion de la messagerie, bien que faisant le choix d’une architecture hybride (hébergement partagé par le fournisseur et le client). De plus, la majorité de leurs collaborateurs à titre privé avait l’habitude de l’interface du client lourd Outlook, ce qui facilite les choses et permet de travailler de manière déconnectée en cas de nomadisme. Au final, se retrouver uniquement dans un univers microsoft était un plus pour la DSI et les utilisateurs qui retrouvent une même logique.

PSG :

Début en 2008, une réflexion débute en interne face à une bureautique vieillissante avec office 2003 et des serveurs exchange 2003 qui ont des problèmes pour gérer les médias et la video, ce qui est un problème pour des gens liés au monde du spectacle. Le choix est fait de passer en full microsoft pour éviter les problèmes, avec du windows 7, du Office 2010 et enfin Office 365. Quitte à évoluer, le choix est fait de ne plus risquer l’obsolescence en faisant le choix du cloud. Tout va très vite et peut évoluer. Un choix d’infrastructure aurait pris 6 ans pour être rentabilisé. Du coup même au niveau coût, le cloud se justifie, sans compter la facilité liée à l’accès (nomadisme) et la flexibilité (multidevice).

Thélem Assurance :

Chez Thélem, la réflexion remonte à 2006-2007. L’important est que le SI doit être disponible de partout sur n’importe quel device. Avec l’infrastructure exchange 2003, difficile de partager les agenda, ce qui est un vrai manque. Fin 2009, windows 7 est déployé. Dans un mode de réflexion tourné vers la séparation des risques (c’est une assurance tout de même), Thélem considère qu’il faut séparé le SI métier du reste. La messagerie est donc externalisée, avec une attention toute particulière sur la question de la protection des données personnelles (microsoft a visiblement été meilleur que ses concurrents sur ce point).

Groupe Bayard :

Un besoin d’évolution de l’outil autour de la messagerie a été constaté avec une envie de délocaliser son exploitation et sa gestion, d’où le choix du cloud. Là dessus, le côté flexibilité (parc Mac et PC idem pour le mobile) a aussi pesé. Les nouveaux usages de communication autour de Lync ont joué aussi. Même si peu utilisé pour le moment, les possibilités collaboratives ouvertes par Sharepoint sont aussi appréciées.

 

Quelles leçons tirer plus globlament sur le passage au cloud pour ces entreprises

Les équipes de Microsoft semblent avoir profité largement d’un réservoir de confiance, les entreprises les voyant comme des partenaires à part entière (bien sûr Microsoft a sélectionné ses témoins, mais tout de même). Bien souvent, les entreprises s’inquiètent face au cloud et un fort lien de confiance peut faire la différence pour être rassuré et basculer vers le choix du cloud. Notons d’ailleurs que le côté hybride de la solution a aussi beaucoup compté dans ce choix, sans doute l’impression de faire un moins grand saut et de pouvoir plus facilement revenir en arrière.

D’ailleurs, les deux autres entreprises qui ont été le plus citées IBM et Google n’ont pas su aussi bien convaincre, au moins pour ces clients là, et visiblement pour deux raisons : une moins grande confiance pour Google et un Lotus obsolete avec aucune solution de rechange vraiment convaincante de la part d’IBM.

L’externalisation de la messagerie a été le premier pas et un déclencheur. Je ne suis pas sûr que les entreprises profitent de l’ensemble des fonctionnalités d’Office 365, mais pour elles ces fonctionnalités existent et permettront d’aller plus loin quand leurs collaborateurs/elles-mêmes auront pris de la maturité sur des sujets comme le collaboratif. D’ailleurs la communication unifiée est aussi un outil qui est en train de monter en puissance face à un mail toujours omniprésent.

Mais visiblement les questions des « données personnelles » et la façon dont Microsoft et ses équipes juridiques les ont traité ont vraiment fait la différence. Norme ISO/CEI 27001, infrastructure séparée du moteur de recherche, trust centers européens visitables, parmis les premiers signataire du Safe Harbor et surtout les clauses contractuelles de l’UE (transfert de données personnelles hors UE) clauses sur la réversalibité des données, délégation de la gestion complète ou partielle…

Au final, au delà des fonctionnalités spécifiques à Office 365, c’est avant tout un contrat de confiance vis à vis de ce que représente le cloud (privacy, hébergement, réversabilité) qui vont conduire les entreprises à basculer. Au niveau des fonctionnalités, c’est une facilité pour le nomadisme et une possiblité de monter facilement en maturité sur ces usages communiquants et collaboratifs.

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