Le concept de mashup est aujourd’hui l’une des grandes tendances du web 2.0. Mais, comme bien souvent lorsqu’un nouveau terme apparaît, les définitions divergent. « Web 2.0 » avait déjà fait couler beaucoup d’encre : « Invention marketing, révolution technologique, nouvelle réalité économique ? ». Le terme « mashup », même s’il est moins sujet à débat, est également utilisé de manière ambiguë, ce qui peut amener à une certaine confusion quant à la véritable valeur ajoutée qui peut se cacher derrière pour les professionnels.
Typologie des applications composites
On traduit souvent « mashup » par « application composite », ce qui ne simplifie pas le problème. En effet, une application composite est, au sens large, une application qui utilise des contenus ou des services provenant de différentes sources. On peut ainsi distinguer, par ordre croissant d’importance de l’aspect composite dans la philosophie de l’outil :
(1) de simples sites utilisant des flux RSS
(2) des sites utilisant des services extérieurs pour des fonctions ponctuelles, tels que le paiement en ligne via Paypal
(3) des portails tels que Yahoo!, dont la philosophie est d’agréger des contenus extérieurs pour les proposer sous forme d’un annuaire thématique à ses visiteurs
(4) des portails permettant d’accéder à une offre de services extérieurs
(5) des portails permettant également de croiser les données et fonctionnalités des services proposés entre eux
(6) des applications qui utilisent, via des API (bien souvent des Open API, dont le code est mis gratuitement à disposition), des services ou contenus existants et les croisent pour former ainsi une nouvelle application hybride. Le terme mashup désigne à l’origine ce type d’application.

Typologie des sites composites